PAREILLE, PAS PAREILLE — Les sœurs Moreau, porteuses d’espoir!

Où sont investis vos dons?

 

Quelques informations sur le laboratoire de recherche des
Dres Diane Provencher et Anne-Marie Mes-Masson

 

Dre Diane Provencher

Fruit d’une collaboration qui date depuis plus de 25 ans entre les Dres Diane Provencher et Anne-Marie Mes-masson, le laboratoire de recherche regroupe l’une des premières équipes multidisciplinaires en recherche en cancer de l’ovaire, faisant le pont entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.

Le développement de modèles pour l’étude du cancer de l’ovaire est axé sur la patiente (pas de souris !). Ces deux chercheures ont mis sur pied la plus grande banque de tissus et de données en cancer de l’ovaire au niveau du Canada et l’une des plus grandes à l’échelle mondiale. Le développement de lignées cellulaires dérivées du matériel clinique soutient cette recherche et sert également de modèle d'étude pour des chercheurs à travers le monde; de Montréal, à Sydney, en passant par Vancouver.

Dre Anne-Marie Mes-Masson

La recherche des gènes importants dans le développement du cancer fournit des indices pour le dépistage précoce de la maladie. Nos chercheures ont découvert des biomarqueurs1 pour mieux prédire l’évolution de la maladie ainsi que la prédiction des réponses aux traitements (une autre approche de la médecine personnalisée) et même l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour lesquelles l’équipe développe, avec ses collaborateurs, de nouvelles petites molécules qui pourront un jour faire une différence au niveau clinique.

Via le programme COEUR subventionné par l’Institut de recherche Terry Fox, les travaux pour la validation de biomarqueurs se font en collaboration avec des équipes à travers le Québec (notamment CUSM et CHUQ), des équipes pancanadiennes (Dr David Huntsman, B.C. Cancer, à Vancouver) et internationales (notamment l’Australie qui a développé un grand programme en cancer de l’ovaire).

 

Tous les fonds recueillis par les différentes initiatives visant à supporter le cancer de l’ovaire sont remis à 100% à la recherche et dédiés au projet choisi.

1Un biomarqueur est une caractéristique biologique mesurable liée à un processus normal ou anormal des cellules.  En général, les biomarqueurs sont des protéines qui sont dosables dans le sang ou des molécules détectables dans l'urine donc leur dosage se fait de façon peu invasive et rapide.  Un biomarqueur qui n’est produit qu’en présence d’un type de cancer bien particulier servira d’outil de dépistage pour ce type de cancer. Un biomarqueur est spécifique à un type de maladie, de cancer.  Il existe même des biomarqueurs qui sont exprimés à des stades bien spécifiques du développement des tumeurs cancéreuses.  Ce type de biomarqueurs permet de mieux caractériser les tumeurs et d’adapter le traitement à administrer au patient. La recherche sur les biomarqueurs suscite un intérêt croissant.  L’identification de biomarqueurs correspondant aux stades les plus précoces du cancer permettra une détection des tumeurs très tôt dans le processus de la maladie afin de traiter les patients rapidement et d’augmenter leurs chances de guérison societederecherchesurlecancer.ca

 

Projet de recherche ou le pourquoi de la campagne de financement

expertise en imagerie médicaleAu cours des 8 dernières années, des ingénieurs se sont ajoutés à l’équipe, apportant une expertise en imagerie médicale en micro-système, utilisée pour des fins de médecine personnalisée. Ainsi, les 2 projets de recherche qui seront financés par la campagne actuelle, seront développés conjointement avec l'École Polytechnique de Montréal. Le premier projet de recherche est le développement d'un outil diagnostique pour les cancers gynécologiques, tandis que le second projet vise à soutenir pendant quatre ans, le salaire d'un étudiant au post-doctorat qui serait exclusivement dédié à la recherche sur le programme de biomarqueurs.

 

L'urgence de financer la recherche

Urgence de financer la rechercheUne équipe multidisciplinaire de recherche est en action à l’Institut du cancer de Montréal afin de renverser ces statistiques sur le cancer de l’ovaire. Codirigée par la Dre Diane Provencher, chercheure-clinicienne et gynéco-oncologue au CHUM, et par la Dre Anne-Marie Mes-Masson, chercheure fondamentale, une équipe d’une trentaine de professionnels travaille chaque jour en collaboration étroite. Infirmières de recherches, assistants de recherche, étudiants, stagiaires, statisticiens et bioinformaticiens s’assurent de couvrir tous les aspects reliés à la maladie, du laboratoire au chevet de la patiente. Cette méthode de travail novatrice, appelée recherche translationnelle, permet d’avoir un suivi rigoureux à chaque étape de la maladie. Cette recherche vise à faire le point entre la recherche fondamentale et la recherche clinique, dans le but ultime de traduire les résultats obtenus en laboratoire en protocoles cliniques

Pour arriver à faire de la recherche translationnelle un succès, l’équipe a mis en place une banque de tumeurs du cancer de l’ovaire, une des premières au Canada et qui a servi d’exemple pour la création de plusieurs autres banques partout dans le monde. Non seulement cette banque fournit le laboratoire de recherche en échantillons, mais elle relie le tissu avec l’historique médical de la patiente (de façon confidentielle et sécuritaire) afin d’avoir un maximum d’informations sur ses habitudes de vie, ses antécédents familiaux et son profil génétique. Ces informations sont cruciales afin de mieux cibler les traitements offerts aux patientes atteintes de cancer de l’ovaire, dans une stratégie de médecine personnalisée.

Cette équipe de recherche est en partie financée par l'Institut du cancer de Montréal, un organisme sans but lucratif engagé depuis plus de 65 ans dans la lutte contre le cancer et qui agit aujourd’hui en tant que fondation amassant des dons privés et publics qui sont réinvestis dans la réalisation de sa mission.

 

Création de la bourse Michèle St-Pierre pour la recherche sur le cancer de l'ovaire

Michèle St-PierreLe 11 mars dernier, la famille de l’Institut du cancer de Montréal a perdu un être cher, une femme extraordinaire et une bénévole hors pair: Michèle St-Pierre.

Michèle s’est battue pendant cinq années contre son cancer de l’ovaire sachant que la recherche est son seul espoir. Dès son diagnostic, elle a décidé de s’impliquer pour faire une différence : ainsi elle a contribué à de nombreuses collectes de fonds, elle a recruté et mobilisé plusieurs bénévoles qui ont également embrassé la cause, elle a favorisé le partenariat avec Anne-Marie Chagnon et finalement elle a approché nos porte-paroles les sœurs Moreau.

Malgré sa maladie qui avançait, elle nous a inspiré la vie et l’importance de continuer à se battre. Afin d’honorer sa mémoire et son travail, l’Institut du cancer de Montréal a annoncé en date du 11 mars la mise sur pied d’une bourse d’un montant maximal de 30 000 $ par année qui sera remise à un(e) étudiant(e) au doctorat ou au post-doctorat (dépendamment des besoins) et qui portera le nom : Bourse Michèle St-Pierre pour la recherche sur le cancer de l’ovaire.

« Michèle nous a touché professionnellement et personnellement par sa joie de vivre, sa persévérance et sa personnalité. Michèle était une grande amie de l’Institut. Elle était consciente que la recherche est le seul espoir qu’ont les femmes atteintes du cancer de l’ovaire». Dre Diane Provencher, gynécologue, oncologue et membre de l’Institut du cancer de Montréal.